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24/12/2012

BEST OF 2012 A BONDY

source INTERNET LE PARISIEN

Poursuivi pour avoir menacé ses collègues du conseil municipal

Après deux jours de garde à vue dans les locaux de la police judiciaire, l'élu de Bondy Nadir Kitatni a été remis en liberté hier soir, avec une convocation devant le tribunal de Bobigny le 24 mai. Lors de la séance du 22 mars, le conseiller municipal de 42 ans, suspendu d'Europe Ecologie-les Verts, aurait insulté et menacé de mort des élus de la majorité de gauche, faisant allusion à la tuerie de Nanterre (Hauts-de-Seine) — Richard Durn avait tué huit élus en 2002 — et mimant une arme.
 
 
Plusieurs conseillers ont déposé plainte lundi matin. Convoqué au commissariat le jour même, Nadir Kitatni y a été placé en garde à vue et son domicile a été perquisitionné.

« Nadir Kitatni perturbe systématiquement le conseil municipal depuis des mois. Mais son exaltation coutumière a atteint les limites du raisonnable. Et lundi, en mairie, nous recevions François Hollande. Nous ne pouvions pas prendre le risque qu'il perturbe le meeting », explique-t-on au cabinet de la maire socialiste, Sylvine Thomassin.
 
Depuis que celle-ci a succédé à Gilbert Roger à la tête de la ville, en octobre dernier, Nadir Kitatni est en conflit avec la majorité à laquelle il appartenait jusqu'alors. Lui qui était chargé de la culture urbaine a perdu sa délégation et est devenu simple conseiller municipal.

Lors de la séance particulièrement houleuse de jeudi dernier sur le budget, Nadir Kitatni se serait emporté parce qu'il n'obtenait pas de réponse à la question qu'il posait à la maire. Cela concernait la décision du tribunal administratif d'annuler la délibération ayant permis la création d'un poste de 17e adjoint (le conseil municipal n'étant autorisé à n'en avoir que 16,5). « La maire n'a pas répondu à son conseiller municipal qui lui demandait ce qu'elle comptait faire sur le sujet », explique l'UMP Georgia Vincent, qui dit n'avoir entendu, dans le brouhaha, ni insulte ni menace de mort.

Comme plusieurs conseillers municipaux assis à proximité de Nadir Kitatni, elle a été entendue au commissariat. Elle juge « disproportionnée » la réaction policière face au comportement de cet élu certes « exalté ». C'est aussi l'opinion de Vincent Duguet, du groupe d'opposition Bondy autrement, comme des proches de Nadir Kitatni, qui patientaient ensemble hier après-midi au tribunal de Bobigny. « Je connais mon frère. C'est quelqu'un de passionné, de théâtral parfois mais en aucun cas il n'est violent », insiste Nadjette, sa sœur aînée. Elle aussi a été convoquée par la police, qui lui a demandé si son frère était musulman pratiquant, s'il était fanatique, s'il était agressif.
Le fait que les menaces ont été proférées le jour même de l'assaut contre le tueur de Toulouse (Haute-Garonne) et de Montauban (Tarn-et-Garonne), Mohamed Merah, et dix ans après la tuerie de Nanterre n'est sans doute pas étranger à la rapidité de l'enquête à Bondy. Nadjette en convient mais pour elle, « on a surtout voulu le neutraliser pour qu'il ne puisse pas rencontrer François Hollande comme il en avait l'intention ». Elle assure que son frère lui-même a été la cible d'insultes ces dernières semaines et a déposé une main courante.
 

Le Parisien E PARISIEN

 

 

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